Le
Sporting de Charleroi présente la particularité de figurer
en division d'élite nationale depuis quinze ans. A part les
trois " grands " historiques que sont Anderlecht, Bruges et
le Standard, personne ne fait mieux.
Le
club carolorégien, qui dispose du matricule 22, a vu le jour
en 1904. Les " Zèbres ", comme on les surnomme sur base des
rayures noires et blanches ornant leurs maillots, ont toujours
connu des hauts et des bas. Ce constat fait d'ailleurs encore
partie de leur charme et amène les " pointures " à s'incliner
devant un Sporting des grands soirs pouvant compter sur une
foule en liesse et les " petits " à glaner l'une ou l'autre
unité salvatrice dans l'antre de ce même Sporting.
Néanmoins,
le cercle carolo peut se targuer d'avoir été vice-champion
national en 1969, finaliste malheureux de la Coupe de Belgique
en 1978 et vainqueur du tour final de division 2 en 1985,
ce qui lui a donc permis de retrouver une division 1 qu'il
n'a plus jamais quittée depuis. Plus près de nous, on trouve
également une autre finale de Coupe de Belgique perdue, en
1993 face à l'éternel frère-ennemi du Standard de Liège, et
une qualification en Coupe de l'UEFA, en 1994, le tout sous
la conduite de Robert Waseige, l'actuel sélectionneur fédéral
belge.
Depuis
ce succès, chaque " Zèbre " de cœur espère voir ses protégés
reconquérir une place dans le top 5 national et ce, de manière
durable, ce qui est d'ailleurs le vœu de toute une région.
C'est précisément ce qu'Abbas Bayat, le patron
de la société Chaudfontaine, à qui appartient
désormais le club, vise.